Le journal extraordinaire d’une danseuse tunisienne / 42

Les sacs étaient noirs de carbone…

Je me clouai sur place, la bouché bée, je ne pouvais pas croire ce qui venait de se passer, mon cerveau refusait d’accepter que…

«  Aicha ! Te voilà enfin ! » cria mon amie Leila, la super maquilleuse, coupant court à mes pensées.

« Mais … mais, qu’est-ce qui s’est passé ?! » lui demandai –je en bégayant.

«  Viens là, assieds –toi et prépare-toi au choc, m’avertit Leila. En fait, ce matin vers 7h, la secrétaire « Sarra » a reçu un appel de la couturière, complètement affolée lui annonçant qu’une grande partie des costumes avait été brûlée !! En fait, une grosse lampe à hydrogène était tombée dans son atelier et a provoqué un incendie ! Heureusement qu’ils s’en étaient vite aperçus puisqu’elle habite juste au dessus ! Mais c’était déjà trop tard, tous les costumes de la danse espagnole, de la valse des fleurs, des colombines et de notre danse des flocons avaient déjà été complètement détruits ! »

J’étais restée scotchée sur ma chaise ne sachant que dire, ayant du mal à croire ce qui venait de se passer, quand tout à coup, Balkis apparut en sautillant de joie et nous annonça toute contente:

«  Ouf ! Les filles, j’ai enfin une bonne nouvelle à vous annoncer, notre séance photo est sauvée ! La couturière m’a dit qu’elle avait cousu quatre tutus de flocons ce matin pour qu’on puisse faire les photos avec quatre par quatre ! On n’aura pas de photo de groupe mais c’est mieux que rien n’est ce pas ?! »

Ainsi, on passa quatre par quatre, chacune essayant différents tutus avant de trouver celui qui lui allait et faisait quelques poses vite fait et passait le tutu à une autre qui attendait patiemment son tour. Ouf ! La séance photo est sauvée ! Place au spectacle ! Wink

A suivre …

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