Le journal extraordinaire d’une danseuse tunisienne / 37

Tout à coup, une étrange sonnerie me parvint à l’oreille… Je me réveillais en sursaut, coupant court à mon rêve que j’avais de suite oublié. Je regardais les chiffres lumineux de mon réveil devant moi, il affichait 7.OO du matin. Pendant un moment, je me suis demandé pourquoi mon réveil sonnait à 7h du matin le premier jour des vacances, puis je compris enfin !

Ainsi, je  m’affalais sur mon lit, comme pour profiter des derniers moments de repos qui me restaient. Après cinq minutes passées ainsi, à réfléchir, à la longue journée qui m’attendait, je pris mon courage à deux mains, et je me suis enfin levée pour prendre un petit déjeuner en compagnie de mes chats dans la maison encore silencieuse, où tout le monde dormait encore, profitant de ce premier jour de repos.

Puis, je me préparai vite fait, je mis mes vêtements, je fis mon chignon plutôt raté  puisque j’étais encore à demi endormie ! J’attrapais mon sac et je retrouvai mon père dans la cuisine qui prenait son café.

« Allez, on y va papa, je ne veux pas être en retard le premier jour ! »

Il se leva contre son gré, attrapa ses clés de voiture et sauta dans cette dernière.

Nous nous étions bien sûr trompés de chemin avant d’enfin arriver à la maison de mes copines, les deux jumelles. Elles m’accueillirent encore en pyjamas. A 8h10, leur chauffeur arriva enfin et on sauta dans la voiture pour une longue route. 8h55 : On était enfin arrivées à la nouvelle école de danse de la Marsa ! On restait un petit moment, à contempler la belle façade où était écrit en grand le nom de l’école. Puis, on pénétra dans l’habitacle tiède par rapport au froid qu’il faisait dehors. On se dépêcha de monter les escaliers qui sentaient encore la peinture fraîche, pour nous retrouver dans les grands vestiaires. On fut agréablement surprises en remarquant qu’aucun sac n’était là, on était donc les premières à arriver ! Mais on sentit rapidement le vent d’air froid qui provenait des fenêtres grandes ouvertes, que Sarah se dépêcha de fermer à toute allure.

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Le journal extraordinaire d’une danseuse tunisienne / 36

Deux semaines plus tard, je n’étais toujours pas allée en cours de danse. Je me sentais toute bizarre, triste, déprimée. Le médecin avait dit que ce n’était pas très grave, juste «  une petite entorse » avait-il dit. Mais ce qu’il avait appelé «  petite entorse » signifiait une vraie catastrophe dans la vie d’un danseur ! Vous imaginez deux semaines sans cours de danse ?! C’était juste horrible ! Et ce n’était pas encore fini, le docteur m’avait interdit de danser pendant un mois !

J’avais dû rester cloitrée à la maison à regarder des vidéos de danse en pleurant (ou presque), j’avais peur que ça s’aggrave et que je ne puisse plus jamais danser ! Mais heureusement pour moi, quand un mois s’écoula enfin, je repris mes cours ! J’étais toute contente, sautillant sur place, j’attendais avec impatience de pouvoir enfin danser, sentir mes muscles travailler, discuter avec mes copines… Bref ! Toutes ces choses qui m’avaient tant manqué pendant cette longue période si triste.

Dès que j’avais pénétré les vestiaires,  une foule de filles m’étaient tombées dessus en s’écriant « Aichaaa ! Tu es enfin revenue ! » Je me sentais enfin comme dans « mon élément » dans ces petites vestiaires au milieu de mes amies en demi-pointes.

Plus tard, elles m’ont appris qu’elles avaient commencé le spectacle. J’ai dû apprendre la chorégraphie qui m’avait parue au départ plutôt compliquée mais qui s’était avérée incroyablement simple ! Ouf !

A suivre…

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Le journal extraordinaire d’une danseuse tunisienne / 35

Elles étaient toutes inquiètes et elles se jetèrent sur moi d’un coup en s’écriant, affolées : « Aicha ! Tu vas bien ? Rien de cassé ? »

Je répondis en essayant vainement de me relever : «  Je crains bien que si … »

Finalement, appuyée d’une main à la barre et de l’autre à l’une de mes copines, j’arrivais enfin à me relever, titubant sur une seule jambe jusqu’aux vestiaires où je m’affalais sur le banc et enlevai mes demi-pointes, histoire de voir les dégâts. Je restai bouche-bée devant ma cheville déjà gonflée et ma peau, désormais bleue. Mes copines étaient elles aussi de marbre, devant l’effrayant spectacle qui s’offrait à elles. Heureusement, « Nicole » avait eu le reflexe de m’apporter un peu de glace que je posai immédiatement sur ma cheville. De suite, un sentiment de fraicheur me submergea, suivi d’atroces douleurs. Malgré cela, j’essayais me relever afin de rejoindre mes copines, retournées en cour après que je ne leur ait promis que « Tout allait pour le mieux ».

Ainsi, je sautillai sur ma seule jambe droite jusqu’à la salle où je m’appuyais à la barre afin d’essayer de faire quelques relevés, mais c’était une mauvaise idée. Je n’arrivais même plus à pointer le pied, il me faisait mal de partout. Je me bornais donc à me retourner, accoudée à la barre, je regardais mes amies danser, et bizarrement j’enviais leurs pieds…

Une fois qu’elle eut terminé sa diagonale, « Leila » se dépêcha vers moi : «  Tu vas mieux, me demanda-t-elle d’un air anxieux. »

Je ne sus quoi répondre, lui mentir alors que je ne sentais même plus mon pied ou lui dire la vérité, plutôt dure ?

En fin de compte, je répondis d’un air décontracté : « Ca pourrait aller mieux ! »

Tout à coup, je vis une étincelle passer dans ses yeux, elle me dit d’une voix toute excitée : « Regarde les choses du bon côté ! Tu vas pouvoir raconter cette histoire dans tes chroniques ! Hahaha ! »

Et c’est effectivement ce que j’ai fait, merci « Leila » !

A suivre…

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Le journal extraordinaire d’une danseuse tunisienne / 34

Mais un jour …

Cette année là, on avait appris pleins de nouveaux pas avec Nicole, dont la cabriole, les pas chassés en tournant et d’autres encore dont je n’ai point retenu le nom !

Le pas chassé en tournant me plaisait bien, et c’était tant mieux d’ailleurs puisqu’on devait le faire pour le spectacle mais je ne savais pas encore que bientôt, il serait la cause d’un grand malheur …

C’était le Jeudi  10 Novembre, tout avait l’air normal, on débutait le cour tranquillement, passant par la barre, puis le milieu et enfin la diagonale. Nicole nous montra le pas, c’était un pas chassé en tournant. J’étais  si contente, c’était mon pas préféré ! Sautillant sur place, je me lançais la première, déployant toute mon énergie pour tourner. A la fin de la diagonale, alors que j’étais sur le point de tout lâcher, j’entendis un grand « Craac ». Puis, je senti mon pied se tordre ce qui me fis perdre l’équilibre, je tombais bruyamment par terre. Tout c’était passé tellement vite ! Je ne m’étais presque aperçue de rien, croyant que j’avais juste trébuché, je me relevai tout sourire. Mais dès que je m’appuyais sur mon pied gauche, je senti ce dernier se tordre à nouveau et je m’affalai de nouveau sur le sol. Et ce n’est qu’en voyant les expressions choquées de mes amies qui se ruaient sur moi, que je compris…

A suivre …

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Lisa Simpson : la danse, la cigarette et sa mère

Saison 19 – épisode 15 : Une histoire Fumeuse…

Cet épisode des Simpson est centré sur Lisa, qui a été acceptée dans une Académie de Ballet, et dont on suit le quotidien. Avec cynisme et second degré, il met l’accent sur les travers bien réels du monde de la danse.

Cliquez ici ou sur l’image pour aller voir l’épisode. Chez moi je dois cliquer sur « Lecteur VidéoBB » pour que ça fonctionne.

Des danseuses fumeuses ? Vrai !

De très nombreuses danseuses fument malheureusement. D’ailleurs il y a de fortes chances que votre Etoile préférée soit accro à la clope. Je vous rappelle que c’est très mauvais de fumer et que ce n’est pas un exemple à suivre !

La « ballet mom » ? Vrai aussi !

La « mère de danseuse » est un spécimen courant. C’est la maman qui n’a pas réussi à devenir danseuse ou à qui on n’a même pas donné une chance de prendre des cours, et qui reporte son rêve sur sa fille. Elle fait des centaines de kilomètres pour amener sa fille aux cours de danse, elle achète des tenues sans compter, elle est la première supporter mais aussi la première critique de sa fille. D’ailleurs elle assiste généralement aux cours de danse de sa progéniture et ne manque jamais de lui faire une critique détaillée de ce qu’elle a raté, n’hésitant pas à lui mettre la pression. Quitte à la faire craquer un jour où l’autre. On retrouve la ballet mom dans le film Danse ta Vie pour ceux qui connaissent !

Les rêves brisés : Vrai !

Nombreuses sont les femmes qui ont eu le rêve d’être ballerine et qui ne s’en sont jamais approché. Elles gardent quand même leurs chaussons dans une boite en haut du placard, pour le souvenir. Pour continuer à rêver. weep

La minceur : vrai…

Fumer pour tenir la cadence et pour se couper l’appétit afin de rester mince plus facilement… c’est la réalité, même si encore une fois c’est une très mauvaise idée.

Le maître de ballet infect : vrai et faux

En fait, à l’approche d’un spectacle, n’importe quel professeur peut devenir un monstre Laugh Un professeur de danse habituellement doux et encourageant est capable de pourrir un groupe de filles qui n’arrivent pas à répéter correctement sur scène. C’est le stress, ils ont une grosse pression. Dans ces cas là, on fait profil bas, on se tait et on attend que l’orage passe !

Quant à virer une fille parce qu’elle ne revient pas à la tête du maître de ballet… je ne sais pas me prononcer, ne faisant pas partie de ce monde là !

Bon visionnage, dites-moi s’il vous a plu !

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Le journal extraordinaire d’une danseuse tunisienne / 33

Dès que je descendis de la voiture, j’entendis une voix derrière moi qui m’appelait.  Je me retournais, et je vis « Leila » qui courait dans ma direction, le sourire aux lèvres.  Ainsi, on continua notre chemin ensemble jusqu’à la porte de l’école. Une fois à l’intérieur, je retrouvais toutes mes amies, discutant tranquillement dans les petits vestiaires. Dès  qu’elles nous aperçurent, elles nous sautèrent toutes dans les bras, les larmes aux yeux, émues par ces retrouvailles. Une fois dans la salle, on n’arrêtait toujours pas de parler de nos vacances, de la danse, bref ! Un peu de tout ! Quelques minutes après apparut Nicole, notre nouveau professeur. Dès qu’elle s’installa confortablement sur le tabouret noir devant la glace, on restait toutes bouche bée. On ne s’était pas encore habituées à la voir là, sur ce tabouret au lieu d’Alain. On n’y croyait pas nos yeux. Néanmoins, on commença notre cour sur cette note de nostalgie. Les notes du piano résonnèrent dans mes oreilles et je m’abandonnais à la danse, oubliant tout ce qui m’entourait, délaissant un douloureux passé derrière moi, dans l’espoir d’un avenir meilleur…

Ainsi, les jours passèrent, de nouveau monotones, chaque Jeudi et Samedi, je me rendais à l’école de danse après une longue journée de cour ! Heureusement qu’on ne faisait plus tout le cour en pointes, mais seulement le milieu ! D’ailleurs, j’avais enfin acheté de nouvelles pointes que mon père m’avait apportées de France, c’était des Bloch Sérénade qui m’allaient plutôt bien !

On nous a aussi appris que le spectacle qu’on allait faire cette année était « Casse-noisette ». On était toutes si contentes, nous, qui avaient tant rêvé de faire les flocons de neige, de danser sur  leur musique magique, avec ces tutus blancs ! On n’y croyait point, c’était « Incroyable mais vrai »

Mais tout n’était pas si parfait…

A suivre…

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Utilisation des commentaires sur le site

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Le journal extraordinaire d’une danseuse tunisienne de retour ! (partie N°32)

Une nouvelle année qui commence, un nouveau professeur, de nouvelles copines…

Ainsi, après trois mois passés chez moi à écrire quelques articles sur un site de danse, et quelques sorties chez Balkis pour garder ma souplesse, l’été s’était, comme d’habitude très vite terminé.

Bientôt, le soleil brûlant, la plage de sable fin, la mer azure, cèderont leur place au temps grisâtre et à la routine du lycée. Néanmoins, une seule chose faisait que j’attendais avec impatience la rentrée. Comme vous l’aurez deviné, la danse bien sûr ! J’avais hâte de reprendre mes cours le Jeudi et le Samedi comme à mon habitude, de me tenir sur cette barre froide de fer noir, sur ce vieux parquet en bois marron, qui suscitait en moi tant de souvenirs …

Pendant les quelques jours qui précédaient la rentrée, j’avais du mal à dormir, trop excitée à l’idée de reprendre des cours. En même temps, le souvenir de mon ancien professeur désormais parti, ne cessait de resurgir dans ma mémoire.  J’essayais de la repousser, mais l’idée qu’il ne serait plus là sur ce tabouret noir devant la glace à regarder d’un œil sceptique nos moindres mouvements me hantait l’esprit …

Le jour J arriva enfin ! On était le 15 Septembre 2011, c’était non seulement la rentrée en cours de danse mais aussi ma première rentrée dans un nouveau lycée. Du coup, j’avais le double de stress mais celui de mes cours de danse devançait de loin le stress dû à mon nouveau lycée.

En cette soirée du Jeudi, rentrée du lycée, j’avais passé une heure à me préparer pour mon cour, essayant différentes tenues. D’abord, un justaucorps noir et un collant, puis ils me semblaient trop classiques et triste pour cet évènement que j’attendais depuis des mois. J’essayais donc mon justaucorps rose fluo et mes guêtres oranges accompagnés de mon cache-cœur vert olive.

Suite à plusieurs essais, passant par un caleçon noir et un pantalon d’échauffement , qui, au lieu de masquer mes rondeurs, me faisait une silhouette de géant,  j’optais pour ma première tenue, et me rendant compte que j’allais être en retard, j’attrapais mon sac que j’avais heureusement préparé à l’avance – j’y avais mis 3 paires de demi-pointe différentes, «  au cas où » et trois paires de pointes, deux paires de protège pointes, un ruban de sparadrap…Etc.- J’ai failli tomber en le mettant sur mon épaule tellement il était lourd ! J’ai jeté ma brosse et une poignée de pinces à cheveux dedans et je sautais dans la voiture où je m’étais débrouillée pour faire un petit chignon plutôt raté à cause des dos d’ânes qui faisaient trembler la voiture dans tous les sens.

Après dix minutes de route où, trop excitée, je n’arrêtais pas de parler de tout et de n’importe quoi avec ma mère, qui me regardait d’un œil sceptique, on arriva enfin !

A suivre…

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Filmer la danse

Les amateurs de danse râlent beaucoup sur les vidéos de ballets, qu’ils jugent souvent très mal filmées.

Les défauts s’y accumulent : gros plan sur le visage d’un danseur lors d’une série de petit pas, changement de plan en plein mouvement (lors d’une figure de pas de deux, passer d’un plan large à un gros plan n’a aucun sens), vue prise de la verticale (depuis quand la danse se regarde de dessus ???), effets spéciaux gênants…

Voici une première vidéo qui illustre tous les défauts possibles :

(Pourtant j’aime beaucoup le Osipova Ballet ! Alors désolée pour eux, qui font par ailleurs un super boulot et produisent de beaux spectacles, mais la captation de leur Grand Gala est une catastrophe).

Tout ceci ne fonctionne pas, car :

  • la danse est conçue pour être vue de face. Pas autrement (sauf dans certaines créations contemporaines). On gagnerait à oublier tous les angles fantaisistes.
  • la danse s’inscrit dans l’espace : d’une, les chorégraphies établissent des tracés sur la scène : cercle, diagonale, traversée… et de deux la place des danseurs sur la scène ne doit rien au hasard. Filmer en plan serré ôte au spectateur la perception du déplacement dans l’espace. Le résultat ? Ça abîme la chorégraphie.
  • on danse toujours avec le corps entier. Depuis l’expression du visage, au bout des doigts, aux pointes de pied en passant par le dos et la respiration, le corps entier participe à la danse. Nous couper les mains d’une danseuse en plein port de bras est là encore une atteinte à la chorégraphie.

Autre exemple : cette captation de la variation d’Esmeralda, dansée par Agnès Letestu, est un désastre :

On commence avec le bandeau informatif qui recouvre la moitié du corps de la danseuse. A 17′ on a une diagonale de tours qui zoom sur le buste, donc on n’a aucune idée de ce qui se passe en bas. A 30′ on a des bouquets de roses en gros plan qui masquent les jambes, suivi d’un travelling qui fait mal au coeur. A 40′ on nous refait le coup de la diagonale de tours où les jambes ne sont pas filmées. Enfin à 1’32 on nous change de plan en plein milieu de la pose finale. Ca fait beaucoup pour une variation aussi courte tout de même Question

J’ai passé du temps à chercher un contre-exemple, une vidéo bien filmée. Et je constate que c’est plus facile du côté des vidéos amateurs ! Comme celle-ci, variation de Carmen :

A mon humble avis, la danse doit être filmée de la même façon qu’elle se regarde en live : de face, avec un cadrage plus ou moins large mais qui laisse voir le corps du danseur en entier (ou le groupe entier lorsqu’il s’agit d’un ensemble).

Je suppose que les personnes qui filment ne connaissent pas la danse et appliquent des théories apprises en école, selon lesquelles pour réaliser un film réussi il faut changer de plan toutes les x secondes et dérouler tout le catalogue des prises de vues possibles.

C’était mon coup de gueule du jour Grin

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La danseuse du mois de Décembre 2011

Faites connaissance avec Céline ! Danseuse amateur et lectrice de Passion Ballet Wink

- Bonjour Céline, peux-tu te présenter tout d’abord ?

- Bonjour ! Je m’appelle Céline et j’ai 16 ans. J’habite à Liège (Belgique). Je suis en immersion anglais au collège Sainte-Véronique. J’étudie le Latin, langue «morte » que j’adore, ainsi que le néerlandais. J’adore lire et écrire, je trouve que ces deux activités vont ensemble.

- Pourquoi as-tu choisi la danse & non un autre sport ? Depuis combien de temps pratiques-tu la danse ? A quelle fréquence ?

- Je pratique la danse depuis mes 4 ans et demi, j’entame donc ma 12ème année. Au départ, je voulais de la « danse qui bouge »(comprenez du modern jazz ), mais aucun cours ne prenait des enfants de mon âge. Ma maman m’a emmenée à un cours de classique. J’étais la plus jeune, car normalement la prof ne prenait les élèves qu’à partir de 5-6 ans, mais apparemment, j’étais dans mon élément et elle a absolument tenu à ce que je continue… Et elle avait raison! J’ai tout-de suite accroché, et je danse toujours aujourd’hui ! Pour la petite anecdote, j’ai commencé le jazz il y a 5 ans, et j’adore également. Donc maintenant je fais une heure de pointes, une heure de demi-pointes, et ensuit 3h3/4 de jazz.

- Si tu devais être un pas de danse, lequel serais-tu et pourquoi ? Quel est ton pas préféré ? Celui que tu penses maitriser le mieux et le moins bien ?

- Pas facile comme question… Je dirais un saut de chat. C’est léger, gracieux et tellement beau à regarder! Je me comparerais à ce saut car je fais parfois un peu la folle, et j’essaye d’être le plus souvent de bonne humeur, et un saut de chat respire la joie de vivre et l’amusement! Mon pas préféré, et bien je dirais un port de bras! C’est simple mais tellement beau à la fois, vous ne trouvez-pas? Plus sérieusement, j’adore le pas-de-bourrée grand jeté. Il faut penser à pleins de choses en même temps et je me sens épuisée et satisfaite à la fin de la diagonale ! Je me sens libre lors des sauts ! Je maitrise très bien, euh, et bien, les ports de bras, les pliés, les pas-de-bourrée, les basiques en quelques sortes! Aussi non je pense maîtriser presque parfaitement les déboulés et les pas-de-bourrée grands jetés.

- Qu’est ce qui te motive à aller en cours de danse ?

- Je tournerais la phrase dans un autre sens en disant que c’est la danse qui me motive à me lever le matin ! Rien qu’à l’idée de danser, transpirer et m’amuser, je suis motivée à y aller.

- Si tu devais nommer la danse en 3 adjectifs lesquels seraient-ils ?

- Magnifique, légère, vivifiante

- Quelle est ta tenue portée en cours de danse ?

- En chaussons, soit une paire de demi-pointes noires Sansha, soit une paire de demi-pointes rose Merlet, une paire de bottines de jazz Sansha, une paire de pointes Sansha Futura. En justaucorps : un justo’ noir papillon (uniforme de l’école pour les « grandes »), un justo’ rouge avec jupette (mais je le mets rarement car comme dit ci-dessus on a un uniforme). En collant : collants rose convertibles, collants rose sans pieds, collants noirs sans pied. Comme « accessoires »: short noir, pantacourt bleu foncé, pantacourt noir, guêtres noires, un top blanc, un rouge et un rose.

- Ton avis sur un thème particulier de danse dans l’actualité : tu peux choisir n’importe quel sujet tant qu’il t’intéresse, soit en rapport avec l’actualité de la danse.

- Danse avec les stars, ça compte? Je dirais que ce genre d’émissions devrait avoir lieu plus souvent, car la danse est encore trop sous-estimée et peu représentée à la télévision. Du temps de la Star Academy, je ne regardais l’émission que pour les cours de danse ^^ Il y a également très peu de séries télé basées sur cet art.

- As-tu trouvé ce que tu espérais avant de commencer la danse ? (Sentiments, Grâce… par exemple)

- Je suppose que si je suis toujours là aujourd’hui, c’est que oui, mais je ne me souviens plus très bien de mes débuts, donc je ne peux que me référer à ce que je ressens aujourd’hui, et dans ce cas oui la dans m’apporte toujours la même satisfaction à chaque cours!

- T’entraînes-tu à domicile entre tes cours de danse ? Si oui quel genre d’exercices fais-tu ?

- Oui je m’entraine quelque fois… En me brossant les dents, par exemple, j’utilise l’évier comme barre et je fais le pied sur la barre. Aussi non, je refais mes exercices du cours, surtout ceux de jazz. Je fais régulièrement l’exercice où, couchée par terre les fesses contre un mur, on ouvre les jambes en angle droit, je ne sais pas si vous visualisez ?

- Quel est ton ballet ET ton rôle préféré ?

- J’aime mes « classiques »: Le lac des cygnes, Casse-Noisette et Giselle. Mon rôle préféré est Giselle.

- As-tu déjà joué un ballet connu en spectacle par exemple ? Si ou quel rôle avais-tu ?

- J’ai déjà dansé une adaptation de Coppélia. On jouait les amies de Swanilda.

- Quel rôle rêverais-tu d’interprêter ?

- Giselle et Odette-Odile

- Quelle est ta variation préférée ?

J’adore une des variation d’Esmeralda :

- Quelle est ta compagnie de danse préférée ? Si tu rêves d’entrer dans une école de danse mondialement reconnue, laquelle serait-elle ?

- Je n’ai ni l’un, ni l’autre. Je danse pour moi et non pas dans le but d’en faire mon métier.

- Quelle est ta marque d’articles de danse préférée ?

- J’aime tout ! Je prends les articles dans lesquelles je me sens le mieux. Petite préference toute de même pour Merlet en demis-pointes et Bloch en pointes.

- Voudrais-tu finir avec une citation en rapport avec la danse, qui peut-être compatible avec la danse ?

- Un danseur danse parce que son sang danse dans ses veines. C’est ce que je ressens dès que j’entends de la musique!

***

Merci à Chloé qui a réalisé cette interview pour Passion Ballet. On essaie de faire en sorte que « La danseuse du mois » revienne… chaque mois Grin N’importe qui peut participer, pour cela postez un commentaire. On demande aux danseuses du mois de fournir une photo d’elle, sachant qu’on peut flouter le visage comme ici.

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