Le prix de la danse – 2

Suite de mon article Le prix de la danse : j’ai encore des anecdotes à partager avec vous sur les questions de sous.

Lectrice assidue des forums de discussion autour de la danse, j’ai repéré des messages dont les auteurs mériteraient parfois des coups de pied au derrière. Je n’écris pas sur ces forums, me demandez pas pourquoi… au fond je n’en ai juste pas envie je crois Smile

Mise en situation. Je pense à ces râleurs qui contestent les modalités lorsqu’il s’agit de faire des vidéos de candidature à des stages ou des écoles de danse réputé(e)s. En effet pour postuler à certaines écoles, il faut faire un dossier et joindre une vidéo, ou bien passer une audition et présenter une variation libre de sa composition, vous voyez le genre. Et mes râleurs de dire que c’est honteux car ce n’est pas accessible à tout le monde, faute de moyens financiers. Des gens qui n’ont pas de salle, pas de caméra ou d’appareil photo, pas de professeur pour superviser les exercices de la vidéo-démo…

Je n’ai qu’une chose à vous dire : quand on veut échouer, c’est exactement la démarche à suivre. Se plaindre. Quand on veut réussir, que fait-on ? Déjà, on se renseigne sur le coût réel que ça représente. 20 euros de location de salle, 50 euros pour le professeur, plus la location d’une caméra, allez au total 100 euros, c’est une somme.

Sachant qu’à moins d’être un hermite, on a tous quelqu’un dans notre entourage possédant un quelconque appareil électronique qui permet de capter des vidéos numérique, il ne me paraît pas insensé de se le faire prêter facilement. Eventuellement en échange d’un apéro, ce qui ne coûtera pas grand chose vu le cour actuel de la cacahuète.

Si en plus, on a de bonnes relations avec son entourage, on peut très bien connaître un professeur de danse en or qui nous soutienne gratuitement. Au pire, toujours en échange d’un apéro, ça ne se refuse pas Liquor  J’en connais pas mal de ces professeurs, si vous leur avez été fidèle et agréable pendant un temps, ils seront toujours là pour vous, ces gens merveilleux de générosité.

Et si notre professeur génial a lui-même accès à une salle de danse, en tant que propriétaire ou grâce à ses relations avec le proprio, alors là, vous avez tout gagné !.

Au pire du pire, si on n’a ni salle ni professeur sympa (pas de bol quand même), on doit penser encore plus large : contacter la Mairie. Certains responsables culturels sont ravis de soutenir un jeune talent de leur ville, si on sait leur parler. Sachant que presque toutes les villes ont des salles qui font office de salle de danse, plus ou moins bien équipées d’accord, mais on va pas non plus cracher dans la soupe… alors tout est possible.

Tout ça pour dire que si on veut déclencher des choses positives pour soi ou ses enfants, il faut la mentalité qui va avec, surtout dans le milieu difficile de la danse professionnelle. Quand on a une mentalité d’assisté, il ne se passe RIEN. Moralité, on a toujours intérêt à cultiver de bonnes relations avec ses proches, plutôt que de cultiver de la rancoeur si on considère qu’on ne gagne pas assez  Wink

Au fait, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé. Avec modération, l’apéro.

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