Le journal extraordinaire d’une danseuse tunisienne / 60 ( Dernière partie )

Après que toute l’école se soit réunie sur scène, je me faufilai en douce vers les coulisse pour apporter un bouquet de fleurs à Clara et en même temps, ça me permettrait de trouver Leila, du moins c’est ce que j’espérais. Je fis, pour la énième fois le tour du théâtre en courant, et c’est là que je la trouvai. Elle était assise sur une chaise et pleurait. Je ne l’avais jamais vue pleurer aussi fort. Tout son maquillage avait dégouliné de ses yeux. Je la pris dans mes bras sans prononcer aucun mot car dans ces situations là, je savais bien qu’aucun mot ne réussirait à la consoler, je me contentais de la serrer fort contre moi. On resta ainsi pendant de longues minutes sans qu’aucune de nous ne lâche l’autre. Ce n’est que lorsque Balkis apparut que nous nous sommes éloignées à contre cœur.

«  Mais je rêve ou quoi ?! Après, vous aurez tout votre temps pour pleurer tant que vous voudrez, mais maintenant c’est un moment de bonheur alors levez vous petites pleurnichardes et profitez de ces derniers instants ! »

On esquissa toutes les deux un petit sourire, c’est vrai que quand elle le voulait, Balkis savait bien remonter le moral, et on en avait bien besoin d’ailleurs ! Ainsi, j’essayai d’essuyer mes larmes mais dès qu’elle nous entraina sur scène d’autres firent surface. Mais cette fois-ci, c’était des larmes de joie, des larmes de bonheur, des larmes que je ne pouvais retenir quand je me rappelais de tous ces moments de faiblesse, de tous ces efforts, et de toutes ces fois où je m’étais dit : « Non, c’est trop dur, je vais abandonner »

Ce n’est là que je me suis rendu compte que je n’avais pas succombé, qu’au contraire j’ai tenu bon !

Chacune de ces larmes me rendait si heureuse qu’une autre s’échappait de mes yeux jusqu’à ce que je me sois noyée dans ce moment de bonheur absolu, à ce moment précis, devant la foule de spectateurs émus qui n’arrêtaient pas d’applaudir, la seule pensée qui me traversait l’esprit se résumait en une seule phrase, une seule et unique phrase : «  J’ai réussi ! »

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Une réponse à Le journal extraordinaire d’une danseuse tunisienne / 60 ( Dernière partie )

  1. Ninoune dit :

    Est ce une histoire vraie? Question
    Et sinon j’adore!! Wink Kiss

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