Le journal extraordinaire d’une danseuse tunisienne / 51

On avait du mal à reconnaitre les loges d’habitude si propres et rangées. C’était un vrai cauchemar ! Je n’avais jamais rien vu de tel ! Le plancher était recouvert d’ordures, de bouteilles d’eau vides, de papiers roulés en boule, et même du jus renversé sur toute la surface. Des anciennes affiches abimées trainaient encore par terre ! On aurait cru que des centaines de personnes, non que des milliers de personnes étaient passées par là et y avaient déversé leurs poubelles ! C’était un genre de benne à ordures grandeur nature ! Bref, ça ressemblait à tout sauf à un théâtre ! Alors qu’on était encore en train de mesurer la taille des dégâts, apparu Leila. Ses longs cheveux qui, d’habitude, lui tombaient sur les épaules étaient tenus le plus haut possible sur sa tête, et à sa main, elle tenait une serpillère et un balais. Apparemment, elle était arrivée bien avant nous. « Bon, commença-t-elle d’une voix fatiguée, je vous expliquerai tout plus tard, pour l’instant, on doit se contenter de tout nettoyer avant l’arrivée des petites ! Ce qui nous donne tout juste deux heures pour transformer cette cochonnerie en vrai théâtre digne de ce nom ! Alors au boulot les filles ! »

Après avoir posé nos sacs dans un endroit relativement propre, on s’exécuta ! On s’était divisées en deux groupes, moi et Nadia, une des jumelles, on s’occupait de ranger la grande salle et Sarah et Balkis, armées d’eau de Javel et de serpillères s’occupaient de nettoyer le sol avec d’autres assistantes et élèves transformées en femmes de ménage le temps d’une matinée !

A suivre …

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