Le journal extraordinaire d’une danseuse tunisienne / 29

Et c’est là que Azza, nous informa qu’en fait il n’était pas encore parti, il était dans le café au deuxième étage, sur le point de payer le serveur,  on n’avait que quelques minutes pour arriver à temps !

« Retiens-le ! Lui avions-nous répondu, on arrive ! »

Je dis alors à la mère de Leila en ouvrant ma portière sur le point de descendre : « Il n’est pas encore parti, mais ça ne va pas tarder ! Restez ici, vous trouverez sûrement une place en dehors, nous, on file vite à pieds ce sera plus rapide ! »

On sauta de suite hors de la voiture ne lui laissant guère le temps de répondre.

J’ai pris mes jambes à mon coup, et on s’est mises à courir! Tout le monde nous regardait d’un œil surpris, mais on s’en foutait ! Tout ce qui nous importait en ce moment là c’était de voir Alain ! Je n’avais jamais couru aussi vite de ma vie, même pas à l’examen de sport ! Malgré cette vitesse ahurissante, j’avais l’impression que tout allait au ralenti, on était enfin arrivées à la porte de l’aéroport, mais encore fallait-il le trouver, on avait fait le tour du café à la recherche de cheveux blonds mais toujours rien ! « Peut-être est-il allé s’enregistrer ? Proposa Leila » On fila vers la salle d’enregistrement toujours rien ! Puis…

« Tiens ! Des cheveux blonds c’est sûrement lui ! Criais-je en accourant vers un monsieur au gilet rouge »

J’avais cru l’avoir enfin trouvé, j’étais si contente,  jusqu’à ce qu’il se retourne, et que je découvre qu’en fait ce n’était pas lui !Celui-ci avait des yeux marrons ternes à la place des bleu étincelants d’Alain ! Je m’excuse auprès du monsieur et rebelote, course contre la montre ! On scrutait tous les visages qui étaient là, toujours rien !

– Appelle Azza ! M’exclamais-je. J’ai oublié mon téléphone !

– Mais je n’ai plus de charge ! Me répondit Balkis affolée ! Peut-être est-il parti ?

-NON ! Ne dit pas ça ! C’est impossible !

-Mais voyons, on a fait tout le tour l’aéroport et… Oh ! Le voilà ! Alain ! Alain ! Se mit-elle à crier.

-Où est-il je ne le vois pas lui dis –je en courant derrière elle et en le cherchant désespérément des yeux.

-Il est là ! Il est là ! S’exclama-t-elle toute contente.

-Je ne le vois pas ! Alain ! Appelais-je quand même en courant dans la même direction que Balkis.

Et ce n’est que là que je le vis, c’était bien lui cette-fois,  il portait son gilet gris, un Jean bleu, et ses baskets rouges. Il était devant la salle de départ, il donnait son passeport au monsieur !

à suivre…

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